BASÍLICA DE BOBASTRO
Remarques préliminaires
- Es la única basílica mozárabe conocida dentro del territorio de Al Andalus.
- Fue descubierta por F.J. Somonet en 1869 y excavada por G. de Mergelina en 1927.
- Situada en la ciudad que construyó Omar ibn Hafsún en un lugar inexpugnable de la serranía de Ronda como centro de operaciones en su lucha contra el emirato de Córdoba.
Environnement historique
maintenus dans le christianisme -mozarabes- combattaient pour occuper leur place dans une société en développement, tout cela à un moment oû l’autorité n’était pas encore totalement établie. A tous ces problèmes, que nous pourrions considérer d’ordre social, il faut ajouter une situation politique très peu favorable: alors que le gouvernement de Cordoue devait réprimer les tentatives d’indépendance de certaines de ses enclaves les plus importantes comme Mérida, Tolède, Saragosse et même Séville, Alfonso III el Magno, l’un des rois les plus importants de la monarchie asturienne gouvernait à Oviedo, profitant de la faiblesse andalouse, et étendait peu à peu ses territoires jusqu’au fleuve Duero. Il faut ajouter aussi le fait qu`en France, l’Empire carolingien qui avait atteint son apogée, faisait aussi pression sur les territoires de l’émirat, libérant grande partie de la Marque Hispanique et des Pyrénées.
Abd Allah et Abd-al- Rahmán III- et tout au long d’une série compliquée de batailles, avancées, refoulements et accords avec le pouvoir, tous inaccomplis par l’une des parties, il arriva à occuper grande partie de l’Andalousie, depuis Estepa et Ecija jusqu’a Priego de Córdoba et quelques villes à proximité de Jaen, y compris la plus grande partie des provinces de Málaga et Grenade.
se trouvait dans une situation presque désespérée à la mort d’Omar ibn Hafsun en 917. Celui-ci fut sans doute enterré dans la crypte qu’il se faisait construire sous la basilique de Bobastro. Cependant ses fils maintinrent la rébellion jusqu’au 28 Janvier 928, année où le cadet Hafsun se rendit après six mois de siège. D’après les chroniques arabes, Abd-al- Rahmán fit exhumer son cadavre pour l’exposer au public à Cordoue.
Malheureusement ou peut-être par négligence de la part des responsables successifs, pendant environ 150ans,
des vestiges de Bobastro décrits par Simonet et Margelina, il n’en reste qu’une pauvre image, la basilique « indestructible » subsistant encore, mais grande partie du reste des structures qui s’était conservées pendant presque mille ans ayant disparu. Cependant il semblerait qu’actuellement la situation commence à changer car, pendant la construction d’accès et l’installation de panneaux d’information, sont apparus les vestiges d’un autre édifice ecclésial de trois nefs dont nous ne savons rien d’autre pour le moment. Tout cela semble indiquer un nouvel intérêt officiel pour Bobastro, toujours dans l’attente d’une étude archéologique complète qui pourrait apporter beaucoup de données intéressantes sur la ville fortifiée et ses habitants.
Description
de Bobastro, en contournant un grand bloc de pierre sablonneuse. En effet, en faisant le tour par l’ouest, la forme naturelle de la pierre se tranforme peu à peu en un ensemble de murs, arcs en fer à cheval et pilastres taillés dans la roche, de telle sorte que le grand rocher que nous voyons du sud se convertit sur sa face nord en vestiges très définis d’une église de trois nefs, formant un ensemble monolithe creusé dans la roche, sur laquelle fut aussi taillé un ample « patio » où subsistent une citerne et les restes d’autres constructions de service. La basilique, qui forme un rectangle de 16,50 x 10,30m orienté de façon canonique avec le chevet vers l’est, se compose de trois nefs, la nef centrale un peu plus large que les latérales et, maintenant la même largeur que les nefs, un transept triple aussi et trois absides, les latérales carrées et la centrale en forme intérieure de fer à cheval dépassant légèrement le rectangle général. Les accès aux absides et aux compartiments du transept disposaient de jambages et chancels de séparation d’espaces, typiques dans la liturgie mozarabe, tout cela taillé dans la même roche. Il est aussi intéressant de souligner que le niveau du sol des différentes zones diminue peu à peu d’est en ouest, 17cm entre l’abside et le transept, les autres 17 entre celui-ci et la nef, sans doute pour des raisons liturgiques. Sous le sol de la nef centrale, sur le côté ouest, se trouve l’entrée à une crypte, que l’on avait commencé à creuser sour l’église.
En analysant son plan, nous nous sommes rendu compte qu’il correspond presque exactement au même modèle que celui de San Miguel de Escalada si nous substituons les colonnes par des piliers monolithes, beaucoup plus faciles à tailler dans la roche, la seule différence étant qu’à Barbastro, les absides latérales sont rectangulaires, comme celles de San Cebrián de Mazote. Nous savons que ces deux églises furent construites au début du Xème siècle par des moines émigrés de Al-Andalus,et, par conséquent si la basilique de Bobastro fut construite entre la conversion d’Omar ibn Hafsun au christianisme en 899 et sa mort en 917, ce qui semble probable, nous arrivons à la conclusion que les mozarabes construisaient déjà au début du Xème siècle des basiliques de structure similaire, aussi bien dans la région montagneuse de Ronda que dans les territoires qu’Alfonso III el Magno était en train de reconquérir au nord du Duero.
Beaucoup plus de doutes surgissent quand nous nous demandons
quelle serait sa structure verticale. Actuellement subsistent des vestiges de tout l’environnement de la basilique, à l’exception d’une petite partie de l’angle nord-ouest, et la hauteur de leurs murs diminue peu à peu de sud à nord de telle sorte que les deux murs de la nef se maintiennent jusqu’à plus de 3m de hauteur, les piliers de la séparation entre les nefs centrale et nord sont de différente hauteur, le plus grand d’un peu plus de 2m, et le mur nord est franchement plus bas. Il se passe à peu près la même chose dans les zones du transept et avec les absides. Tout semble indiquer que la basilique était formée par une partie monolithe dont la hauteur dépendait dans chaque point de la forme originale du rocher et qu’elle aurait été complétée à une hauteur moyenne par une construction exempte de type conventionnel. Dans ce cas, le résultat aurait dû être une basilique semblable à Escalada et Mazote, de trois nefs, avec des couvertures planes en bois, et les compartiments du transept et les absides pourraient avoir des voûtes similaires à quelques-unes déjà habituelles dans l’art islamique cordouan. Il faudrait aussi considérer oû en était la construction quand Bobastro fut conquise et en partie détruite par les troupes cordouanes.
En effet, alors qu’il semble évident que la crypte ne fut pas terminée, la structure actuelle de l’ zone la mieux conservée, composée de la nef, du transept et de l’abside du côté sud, est des plus atypique: la hauteur de toute cette zone dépasse de plus d’1,5m celle des deux autres nefs qui n’ont aucun accès, bien qu’elle la nef sud dispose de deux grandes fenêtres vers l’intérieur, en forme d’arc en fer à cheval prolongé à 1/3 de rayon et appuyées directement sur le sol de la nef surélevée. Elle ne dispose pas de portes d’entrée de l’extérieur ni d’escaliers d’accès dans la roche, ce qui nous fait penser que, ou elle appartenait à des moines « inclus », fait méconnu jusqu’à lors dans les églises mozarabes ou, ce qui semble plus vraisemblable, ou il était prévu dans sa structure initiale de continuer à creuser, prolongeant les arcs en forme de piliers -ce que parait indiquer la structure de l’arc situé le plus près du chevet- jusqu’a rabaisser toute la zone sud au même niveau que les deux autres nefs.Cependant son aspect général, les nouvelles nous rapportant que, dans son environnement furent enterrés Omar ibn Hafsun et l’un de ses fils et les vestiges complémentaires de construction conservés dans son ample « patio », semblent indiquer que, même s’il est possible qu’une construction d’une telle envergure n’ait pas pu se terminer, elle fut quand même utilisée pendant quelques années.
Conclusions
De toutes manières, même si nous n’arrivons jamais à connaitre exactement son histoire et sa forme initiale, cette basilique, d’après nous, en raison de ses caractéristiques particulières, nous offre des informations du plus grand intérêt aussi bien pour reconnaitre sans aucun doute- bien que d’autres auteurs aient proposé d’autres possibilités- les ruines de las Mesas de Villaverde comme les vestiges de Bobastro, que pour refuser la possibilité qu’il pourrait s’agir d’un monastère rupestre semblable à beaucoup d’autres qui subsistent encore en Al-Andalus et dans le reste de la péninsule. Pour terminer, nous nous limiterons à énumérer les détails qui nous paraissent les plus remarquables:
- En premier lieu, il faut insister sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une église rupestre au sens traditionnel du terme, étant donné qu’a Bobastro, on n’essaya pas, comme il était habituel dans les monastères de ce type, d’utiliser un refuge naturel comme lieu de culte après une petite adaptation, conservant au maximum sa forme originale et une discrète apparence extérieure. Bien au contraire, il s’agissait dans ce cas-là de construire un édifice exempt en taillant une roche, fait réellement atypique, non seulement en Espagne mais aussi dans tout le monde chrétien.
- D’autre part, un effort comme celui qu’exigeait une construction de ce genre ne put être fourni par une simple communauté de moines, même des plus nombreuse, et encore moins se
dérouler pendant les 17 années qui séparèrent la conversion d’Omar de sa mort. Il ne parait pas non plus raisonnable de penser qu’Omar ibn Hafsún ait pu permettre de commencer à construire un édifice chrétien de cette catégorie dans la capitale de ses territoires alors qu’il professait l’islamisme. - Bien que quelques auteurs affirment qu’il y avait déjà dans las Mesas de Villaverde un monastère chrétien antérieur à la rébellion qui eut comme centre Bobastro, ce qui nous parait possible, rien n’indique qu’il existât déjà un édifice aussi significatif à une époque de graves difficultés pour les chrétiens en Al-Andalus, même dans le cas où ce monastère aurait été situé au même endroit où , par la suite, fut creusée la basilique. Cependant, la récente découverte d’une autre église dans la zone ouvre d’autres perspectives à la possibilité qu’elle ait été placée autre part, dans le même environnement.
- Enfin, l’effort fourni pour tailler dans un rocher un édifice pratiquement indestructible indique non seulement la possession de grands moyens de la part de son promoteur, mais aussi le désir de laisser une marque qui pourraient subsister dans le temps comme souvenir de quelque chose qui courait le risque d’être détruit jusqu’à ses fondations. De ce point de vue, la basilique de Bobastro semble être le seul souvenir d’un personnage démesuré qui fut sur le point de modifier l’histoire de Al-Andalus et, par conséquent de toute l’Espagne à la fin du premier millénaire.
A mi-chemin entre l’histoire et la légende, cette incroyable construction monolithe et tout son environnement attendent toujours à las Mesas de Villaverde une étude archéologique approfondie, offrant pour l’instant au visiteur, par sa situation, son paysage et ses étonnantes caractéristiques, une image surprenante de notre histoire à la fin du premier millénaire.
Autres informations intéressantes
Moyen d’accès: Sortir de Malaga par la route A-357 jusqu’à Ardales, Prendre ensuite la MA-444 direction El Chorro. A 6kms prendre à droite une route goudronnée qui mène à Bobastro.
Coordonnées GPS: 36º 54′ 8 » N 4º 46′ 53 » W.
Information: Red Patrimonio Guadalteba. Route Campillos- Málaga, km11. Téléphones: 95 271 34 55/95 271 30 04.
Courrier électronique: prehistoriaardales@guadalteba.com.
Page Web: http://www.redpatrimonioguadalteba.es/epocaedadmedia-bobastro-principal.html.
Horaires des visites: de Mardi à Dimanche et lundis fériés, de 10h à 15h. Visites guidées toutes les heures.
Tarifs: Entrée normale 3?, retraités et enfants de 5 à 12 ans 2?.
Bibliographie
Imagen del Arte Mozárabe; José Fernández Arenas
SUMMA ARTIS: Tomo VIII
L’Art Préroman Hispanique – L’Art Mozarabe: Jacques Fontaine(ZODIAQUE)
Arte y Arquitectura en España 500/1250: Joaquín Yarza Hasday, el « Habib » del califa: Raúl Romero Bartolomé Historia de España de Menéndez Pidal: Tomo VI
Historia de España de Menéndez Pidal: Tomo VII: Claudio Sánchez Albornoz
Bobastro. El nido de águilas de Umar ibn Hafsun
Las ruinas de Bobastro
Bobastro
Historia de los mozárabes de España



