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VILLA ROMANA DE CARRANQUE

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Remarques préliminaires

  • Découverte en 1983, fut fouillée à partir de 1986 et convertie par la suite en un Parc Archéologique.
  • Bien qu’il s’agisse d’une construction de la fin du IVème siècle, nous l’insérons dans notre page pour la forme en croix grecque inscrite dans un carré complété aux angles par quatre compartiments, du module principal de la basilique. Elle peut être considérée comme le plus ancien antécédent des églises aux plans centralisés d’époques postérieures.
  • Les magnifiques reconstructions des édifices de la Villa de Carranque que nous introduisons dans cette fiche ont été développées par Balavat.com et obtenues de la Page officielle du Parc Archéologique de Carranque.

Environnement historique

A partir de la conversion de Constantino en 337, l’autoríté dans les villes espagnoles, passa peu à peu des élites romaines aux représentants de la haute hiérarchie écclésiastique, ce qui motiva, tout au long du IVème siècle , outre une baisse de sécurité et de qualité de vie dans les villes, causées par la Carranque: Plano del parque Arqueológico de Carranque: 1- Villa de Materno. 2- Ninfeo. 3- Basílica. 4- Centro de Interpretacióndécadence croissante de l’empire, le déplacement de grands propriétaires terriens vers leurs possessions et, par conséquent la construction de grandes villas, avec tous leurs édifices complémentaires et de service, dans ce qui fut l’aspect du plus grand effort éducatif en Espagne depuis le milieu du IVème siècle jusqu’à la moitié du Vème.

Pour faire connaitre un magnifique exemple de ce type de villas de la fin de l’Empire romain en Espagne, découvert par hasard à mi-chemin entre Tolède et Madrid en 1983, le Gouvernement de Castilla- La Mancha développa un vaste projet de récupération et mise en valeur des multiples vestiges trouvés, y ajoutant aussi un intéressant centre d’interprétation . A l’heure actuelle, converti en Parc Archéologique de Carranque, il représente un site du plus grand intérêt en Espagne, permettant de connaitre la façon de vivre et les caractéristiques de l’art en général et spécialement de l’architecture de notre pays à la fin du IVème siècle, dans la dernière phase de l’Empire romain.

Grâce à une information qui apparait dans une inscription trouvée dans la chambre principale nous savons que la villa appartenait à Materno Cinegio, préfet d’Orient pendant le gouvernement de Téodosio le Grand entre 384 et 388, année de sa mort, et que son corps, enterré d’abord à Constantinople, fut ensuite transporté à Hispania par sa femme, profonde chrétienne, un an plus tard.

Description

L’ensemble conservé se compose d’une grande basilique considérée comme la plus ancienne d’Espagne construite Carranque: Reconstrucción de la Villa de Materno según Balawat.compour le culte chrétien, d, un petit édifice de plan carré et une abside semi-circulaire dénominée ‘Le Nymphée’, une grande villa romaine conservant un magnifique ensemble de mosaïques, et une série de constructions de service, parmi lesquelles deux moulins sur les bords du fleuve Guadarrama et une partie de l’infrastructure de la conduite d’eau. Un parking  à été construit de  l’autre côté du fleuve et un nouveau pont donnant accès au centre d’interprétation, construit récemment, où nous pouvons voir une collection de pièces trouvées dans les fouilles, ainsi  que la description de l’évolution du lieu et point de départ de la visite des autres édifices.


1. Villa de Materno


Il s’agit d’une grande villa romaine de style rural, construite en pierre et briqCarranque: Detalle del mosaico de la sala de recepciónues, sur un plan carré d’environ 1000m2, structurée autour d’un grand patio central menant aux différentes salles, toutes pavées de mosaïques, quelques-uns de grande beauté et très bien conservés. On y accéde  par un porche composé d’arcs s’appuyant sur des colonnes et situé entre deux tours carrées. La villa, l’une des plus luxueuses de l’Espagne romaine dont nous ayons entendu parler comme il correspond à la classe de son propriétaire, disposait de toutes sortes de services, y compris eau courante et chauffage. Actuellement toute la villa a été fouillée, à l’exception des édifices de service qui l’entouraient, les vestiges de l’ensemble ont été couverts pour les protéger et des passages habilités au-dessus pour les visiteurs.


2. Nynfée 


Contemporain des autres édifications et présentant les mêmes techniques de construction, il s’agissait d’un petit temple au Carranque: Restos actuales del Nínfeoplan presque carré d’environ 9m de côté, composé d’un fronton triangulaire sur deux colonnes aux grands chapiteaux, adossées au mur sur la façade principale , d’une toiture à deux versants qui s’appuyait aussi latéralement sur trois colonnes de chaque côté et d’un chevet semi-circulaire sur le côté opposé à la porte d’entrée. L’édifice était construit sur un pédestal d’environ 11m de côté et possédait à l’intérieur  une fontaine décorée ce qui fait supposer qu’il était relié à la distribution de l’eau de la propriété, étant donné sa situation dans la partie la plus haute de son environnement. Alors que la nef était couverte d’une voûte en berceau, la voûte de l’abside était probablement en cul de four. Tout l’extérieur de l’édifice était recouvert de marbre blanc, avait à l’intérieur un soubassement en serpentine verte et était pavé de mosaïques de  tesselles de différentes couleurs.


3. Basilique


Avec ses 62m de long, elle représentait l’édifice le plus grand de tout l’ensemble. Construite en pleine phase d’officialisationCarranque: Reconstrucción de la Basílica según Balawat.comde la religion chrétienne en Espagne et par une famille clairement vouée à ce culte, à tel point  que Materno fut nommé  par la suite ‘le fléau des païens’, cette construction a été considérée comme la basilique chrétienne la plus ancienne de toutes les basiliques connues jusqu’à présent dans la péninsule. Comme nous l’avons déjà expliqué, Materno mourut en 388 et fut transporté à Hispania par sa femme un an plus tard, ce qui permettrait d’affirmer que l’église, ou du moins le mausolée adjoint, aurait déjà existé en 390. En fait, nous nous trouvons devant une authentique basilique romaine dont les dimensions indiquent l’importance de ses promoteurs, mais construite pour le culte chrétien à une époque où celui-ci n’avait pas encore commencé à recevoir les influences orientales qui apparaitraient tout au long du Vème siècle avec l’arrivée des wisigoths ariens et des chrétiens du nord de l’Afrique qui apportaient leurs liturgies originaires des communautés coptes et syriennes.


Construite en pierre calcaire avec des assises en briques intercalées, elle était presque entièrement  enterrée sous plus d’un mètre de matériel d’alluvions, bien qu’un pan de chevet aitété conservé, situé au nord-est, étant donné qu’à cette époque l’orientation canonique pour les églises chrétiennes n’était pas encore observée. L’église se compose de cinq zones parfaitement différenciées:



  • Vestibule. Carranque: Vista aérea de los restos de la Basílica señalando sus distintas áreasSitué perpendiculairement devant l’édifice, il formait un compartiment de 53m de long sur 6 de large, terminé sur son côté droit par un chevet semi-circulaire et fermé sur le côté opposé , dans lequel était adossé un petit mausolée, mais sans communication entre eux.

  • Atrio. Se composait d’un grand patio de 34,20  sur 11,50m, flanquée de deux corridors couverts supportés par deux rangées de douze colonnes en marbre de quatre mètres de haut provenant des carrières de Turquie et Grèce. Adossées au mur du vestibule et du corps central, supportant dans ce cas un fronton triangulaire, se trouvaient quatre  colonnes du même genre, bien  que plus hautes que les latérales.

  • Eglise. On y accédait d’un vestibule allongé et fermé par deux zones semi-circulaires aux extrèmités. Tout l’édifice était decoré deCarranque: Reconstrucción del Nínfeo según Balawat.com marbres, porphyres et mosaïques et avait la forme de croix grecque à laquelle  étaient ajoutés quatre compartiments aux angles de la croix, couverts par des voûtes en pendentifs et deux d’entre eux terminés en petites absidioles semi-circulaires, ce qui entraine un plan de neuf compartiments formant un carré auquel s’ajoutait le vestibule. Alors que les bras de la croix supportaient des voûtes en berceau, une haute lanterne couverte aussi par une voûte  en pendentifs décorée d’un grand mosaïque, s’élevait sur le transept. Ce système de couverture des neuf compartiments plus les deux absidioles semi-circulaires latérales dut entrainer extérieurement un ensemble  de toits plus complet et équilibré, dont ceux des nefs seraient à deux versants, à quatre et beaucoup plus élevés celui de la lanterne centrale et à deux versants en angle ceux des compartiments  Carranque: Reconstrucción de la Iglesia vista desde el NO según Balawat.comfermant le carré, ce qui convertit l’église de la Villa de Materno en un possible antécédent des églises très postérieures comme Santa María de Lebeña ou San Miguel de Terrassa, dont la crypte possède, en plus, une structure semblable au petit masolée qui se trouve ici.

  • Mausolée. Petit édifice au plan centralisé d’environ 9,5m de côté, à quatre lobes, de forme semblable aux mausolées de Centcelles et de la Cocosa. Situé à l’extrémité nord-occidentale du vestibule principal, bien que sans communication avec lui, on lui suppose une utilisation funéraire, oû seraient sans doûte enterrés les restes de Materno quand ils furent amenés de Constantinople. On n’y accédait que d’un édifice complémentaire adossé à la basilique sur le côté nord de l’atrium.

  • Edifice complémentaire. Construit autour d’un patio central découvert, il disposait d’accès au nord-ouest et au nord de l’atrium principal.Il se composait de plusieurs pièces de service et comprenait l’unique accès au mausolée.


Aussi bien par la taille et la structure de la basilique, construite comme un ensemble unique et complet, sans doûte entre les années 383 et 388, que par la richesse de sa décoration dans laquelle se trouvent des  symboles chrétiens, les multiples restes de mobilier liturgique trouvés et par la claire appartenance de ses propriétaires à la religion chrétienne, il est évident que nous nous trouvons face à l’un des premiers temples paléochrétiens importants construits dans la péninsule. De plus les vestiges trouvés démontrent aussi qu’il fut aussi utilisé pendant les époques wisigothe,arabe et postérieures et, comme nous l’avons vu, il est possible que cette structure ait influencé la structure d’autres églises dans les siècles suivants.


En résumé, nous pouvons considérer l’ensemble du Parc Archéologique de Carranque, non seulement Carranque: Restos actuales de la misma esquina de la iglesiacomme un exemple de récupération et  présentation au public d’un témoignage de notre histoire la moins connue, mais aussi le meilleur exemple que nous avons  pour le moment en Espagne du premier art paléochrétien et de la façon de vivre de la dernière époque de l’Empire romain, peu de temps avant l’implantation de la monarchie wisigothe.


Note complémentaire


Selon les dernières théories, l’édifice considéré comme une basilique paléochrétienne serait  en réalité le ‘palatium’, édifice de grand prestige qui aurait été reconverti par la suite pour son usage religieux.


De même, il nous semble possible que la construction proche de la maison de Materno, considérée à l’origine comme un nymphée, pourrait avoir été en réalité un mausolée.


 


Autres informations intéressantes

Moyen d’accès: Partir de Madrid par la R-5, prendre la sortie 15 direction Tolède par la AP-41. A 1km prendre direction Carranque et suivre les indications pour arriver à une route d’environ 5 kms qui aboutit au Parc Archéologique.
Téléphone d’information: Parc Archéologique de Carranque. Route Carranque-Madrid, km 34,45216-Carranque(Tolède). Téléphone: 925 592 014.
Courriel: pacarranque @jccm.es
Horaire des visites: Mardi a vandredi: 9h30-14.
Samedi et  Dimanche: 1o-14h. Lundi fremé. Centre d’interprétation encore fermé.

 

Bibliographie

Historia de España de Menéndez Pidal: Tomo III
Ars Hispanie: Tomo II

Portails

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