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SANTA MARIA DE MELQUE

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Remarques préliminaires

  • Déclarée Monument National en 1931.
  • Monastère construit dans une villa romaine, sa datation a été très controversée, il s’agit sans doute de l’un des derniers édifices wisigoths: une église cruciforme de la fin du VIIème siècle ou début du VIIIème.
  • A partir de 1960 furent effectuées plusieurs campagnes de recherche et restauration, qui modifièrent son aspect extérieur, avec l’ajout d’une petite salle d’interprétation.

Environnement historique


« Une église qui, par son appareil et  ses blocs ressemble à l’art romain; par la disposition de ses compartiments secondaires, au latin; par son plan, au byzantin;  par la contexture de ses arcs, au wisigoth et à l’arabe primaire; par ses voûtes, sa coupole et ses semi-colonnes, au roman; par son mode d’exécution, au barbare;  par d’autres détails à plusieurs de ces arts, Qu’est- ce que c’est? « 

Inclue dans ce qui fut un ample ensemble monastique construit dans le territoire de la ville de Tolède pendant les VIIème et VIIIème siècles, cette église, dont il était déjà question dans les « Relaciones » de Felipe II, fut redécouverte par le Comte de Cedillo, auteur en 1907 de la description à l’en-tête de cette fiche. A partir de là, elle devint l’édifice le plus conflictif de tout le préroman español. Depuis Gomez Moreno, qui fut le premier à l’étudier en profondeur, jus qu’à ces derniers temps,  elle fut considérée comme mozarabe, bien qu’avec beaucoup de motifs à l’encontre de cette théorie, mais, après les dernières fouilles, entre 1970 et 1972, on ne doute presque plus de son origine wisigothe du VIIème siècle.

Description

Son plan est semblable à celui de Santa Comba de Bande, en forme de croix grecque, inscrite dans un carré d’environSanta María de Melque: Vista exterior de la cabecera desde el nordeste antes de las últimas obras de restauración20m de côté,-avec une lanterne sur le transept-, que  prolongeait une abside sur sa face est, moins haute et de plan intérieur en fer à cheval, bien que carrée à l’extérieur, et un porche, de même grandeur que l’abside sur la face ouest, dont il ne reste que des vestiges.  l’extrémité de la nef principale, elle possède deux dépendances aux côtés du presbytère communiquées avec le côté central par des portes déprimées qui,comme il a aussi été démontré dans les fouilles, furent ajoutées à de différents moments pendant la première période d’occupation chrétienne hispanowisigothe. Une sorte de petit cloître, aussi d’époque postérieure, est formé par des arcs imposants en fer à cheval appuyés sur deux murs qui furent ajoutés sur le côté nord entre la nef du transept et la base de la nef principale.


Toute l’église est voûtée sur des arcs en fer à cheval. Celui de l’abside, prolongé d’une voûte en cul-de four, comme à San Juan de Baños, et outrepassé à 1/3 de rayon Santa María de Melque: Misma vista después de las últimas obras de restauración. Foto gentileza de J.A. Alonso Bernal.s’appuyait sur des colonnes aujourd’hui disparues. Les arcs centraux supportant le transept, outrepassés jusqu’à 1/2 du rayon, s’appuient sur des pilastres semi-circulaires dans les angles des murs qui terminent en pierres de taille avec une forme extérieure de semi cylindre. Les voûtes des nefs sont en berceaux surhaussés, faites de blocs de granit « à la romaine », de 4,5m de large sur 7,7m de haut et arrachent à partir d’une frise moulurée qui parcourt tout l’intérieur de l’église, à la hauteur du début des arcs. La coupole, avec quatre curieuses fenêtres circulaires, a une voûte d’arêtes divergentes, aussi à base de blocs de granit.


Son unique décoration extérieure se compose de frontons triangulaires et sans modillons, dumême style que ceux de San Fructuoso de Montelios, fenêtres en forme de fer à cheval qui rappellent celle du chevet de San Juan de Baños et un original arrondi des angles sur ses quatre façades avec une fente verticale des deux côtés, donnant l’aspect de pseudo- colonnes dont nous trouvons des parallèles significatifs dans les temples, arcs de triomphe et mausolées de l’architecture romaine et même dans ceux de l’architecture byzantine comme le Mausolée de Teodorico à Ravenne.


Construite  à base d’énormes pierres de taille en  rangées horizontales très grosses  pour pouvoir supporter les voûtes depierre, son aspect extérieur fait penser à une masse granitique, presque cyclopéenne, et rappelle les grandes constructions romaines, comme l’acqueduc de Ségovie. Comme nous l’avons commenté, il y a à l’angle  nord-ouest une sorte de petit pseudo-cloître, vraisembablement d’époque mozarabe, avec des arcs en fer à cheval sur trois des côtés, d’une grande beauté et très intéressant, qui doit être le plus ancien en Espagne. Un « arcosolium » se trouve aussi au fond du bras sud du transept, ce qui suggère que Melque put être à l’origine un mausolée destiné à l’enterrement d’un grand personnage du Royaume Wisigoth de Tolède.


Elle disposait d’une décoration sculpturale réduite, uniquement composée d’une simple frise parcourant tous les murs intérieurs, sauf celui de l’abside, et d’un ensemble d’éléments trouvés dans les fouilles, comme un pied d’autel, des plaques de chancel et autres fragments.Des stucs décorés la complétaient, comme ceux qui se trouvent encore dans l’extrados des arcs du transept, qui conservent quelques motifs ornementaux, mais qui ne sont pas asez illustratifs pour pouvoir déterminer s’ils datent de l’époque de sa construction ou  s’ils sont postérieurs. Aussi bien l e caractère atypique de cette décoration que le fait que certains arcs se prolongent à plus d’1/3 du rayon, et les voûtes magnifiques qui couvrent tout l’édifice, lui confère un caractère exceptionnel parmi les églises wisigothes du VIIème siècle, et ont créé un doute raisonnable sur sa possible datation dans le groupe des églises mozarabes des IXème et Xème siècles.


Conclusions

A notre point de vue, il y a de très bonnes raisonsSanta María de Melque: Detalle de la estructura del crucero.pour penser qu’il s’agit d’une église wisigothe cruciforme de la fin du VIIèmesiècle et début du VIIIème, dont la décoration n’était  sans doute pas terminée en 711, mais si sa structure, quependant la domination arabe elle fut habitée à l’origine par des mozarabes et quand, à partir environ du IXème siècle se produisit leur émigration vers le nord, qu’elle fut incendiée et partiellement détruite probablement vers l’année 930, qui coïncide avec la prise de Tolède par Abderraman III, comme l’ont indiqué les expériences de C14 effectuées dans les dernières fouilles, d’après le rapport de Pablo Latorre, Par la suite, elle serait occupée par les arabes, pour leur défense, comme le prouve la tour ou tour de guet de caractère militaire datée dans la période califale. Considérons quelqurs-uns de ces motifs:

Du point de vue historique:

  • Il ne semble pas raisonnable de penser qu’elle ait été construite, pas même partiellement, sous la domination María de Melque: Nave de crucero y arcosolio. Foto gentileza de J.A. Alonso Bernal.arabe, étant donné qu’il était formellement interdit par le Coran de construire des églises sous peine de mort et, s’il y avait eu quelque construction de cette époque il n’en resterait rien après l’ordre du sultan Mohammed I vers 855 de détruire les églises chrétiennes de construction récente et d’éliminer tous les nouveaux ornements dans les anciennes, comme réaction à la révolte de San Eulogio et ses « martyrs chrétiens » En fait, la seule église mozarabe construite en zone arabe dont nous ayons connaissance est postérieure: celle de Bobastro, dans un royaume indépendant que réussit à maintenir, dans la région montagneuse de Ronda, entre les années 869 et 917, un mozarabe, Omar ben Hafsum, que l’on croit descendant d’un comte wisigoth, après une rébellion contre le califat de Cordoue.
  • La conquête de Tolède par Alfonso VI eut lieu en 1085. Il est impensable que cette église soit postérieure, car à cette époque-là, les églises construites en Castille  avait déjà un style aussi roman que le Priorat de San Frutos de Duratón.
  • Par conséquent, toutes les circonstances historiques appuient la thèse qui date sa construction avant l’arabe.

D’après la structure de l’église:

  • La structure de Santa María de Melque est clairement celle d’une église cruciforme, à tel point que sa essemblance avec Santa Comba de Bande et San Pedro de la Mata est non seulement évidente mais aussi que, comme l’a étudié Luis Caballero, elles correspondent aux mêmes plans, utilisant pour leur construction différentes unités de mesure: le « Deunx », de 30cms environ , à Bande, le « Cubitus » d’environ 50cms à Melque et le « Palmitas »de 41cms à Mata.
  • Alors que son image extérieure, d’aspect massif avec des frontons triangulaires, estSata María de Melque: Detalle de las bóvedas del presbiterio y el ábside. Foto gentileza de J.A. Alonso Bernalun reflet direct de celle de San Fructuoso de Montelios, l’intérieur, non seulement par sa structure et sa décoration mais aussi par l’esprit qu’elles inspirent, ressemble beaucoup à Santa Comba de Bande.
  • Un autre détail de sa similitude avec Montelios et Bande, et qui augmente sa relation avec le Mausolée de Gala Placidia, est que dans les trois cas, il y a, incrusté dans un mur, un « arcosolium », situé à Melque à l’intérieur de l’église alors que pour les deux galiciennes, il était à l’extérieur. Par son type de construction, très massive, à base de grandes pierres de taille, son caractère funéraire, les petites fenêtres circulaires dans la voûte, l’arrondi atypique des angles et même par les arcatures aveugles qui apparaissent dans le cloitre, cette église nous rappelle aussi le tombeau de Teodorico à Ravenne. Les similitudes dans ce groupe d’églises cruciformes, San Vital et les deux mausolées de Ravenne sont des plus surprenantes, et selon nous, très peu analysées jusqu’à présent.
  • A la fin du VIIème siècle le type de structure d’églises cruciformes disparait, à tel point que même les dernières églises wisigothes tendent déjà à utiliser le plan basilical avec transept, comme San Pedro de la Nave et Quintanilla de las Viñas. On ne connait aucun plan de ce genre dans les trois siècles suivants.

Par les restes de décoration:

  • Dans l’une des piêces du nord de l’un des édifices avoisinants fouillés, deux moulures de granit apparaissent, décorées sur trois faces avec des cercles sécants caractéristiques de l’art wisigoth.
  • Dans les fouilles de l’église au niveau de la fondation des murs et solscorrespondant au moment de la construction apparurent des éléments sculpturaux, plaques de chancel et un pied d’autel considérés de chronologie wisigothe.

L’église et une partie de son environnement ont été restaurées, bien que de façon très discutable, mais leur visite représente, Maqueta de Santa María de Melque existente en el Museo Arqueológico Nacionalmalgré tout, l’une des plus intéressantes dans le panorama haut- médieval espagnol. Dans le terrain environnant les niveaux de différentes époques ont été maintenus, intercalant des murs de séparation et des rampes en métal gris, alors qu’à l’extérieur de l’édifice on a utilisé une pierre très différente de l’originale. Tout ceci permet au visiteur de différencier, d’une façon très exagérée à notre avis, les différents niveaux et les zones originales des restaurées, mais modifie complètement l’aspect original de l’église et son environnement qui existait encore il n’y a pas très longtemps, comme nous pouvons l’observer dans notre première photographie. Cependant, d’autres aspects de la restauration nous paraissent très positifs, comme les toits, qui ont été couverts dans leur totalité d’une tuile moderne, d’une couleur qui se rapproche de celle que devait avoir la tuile originale au moment de sa pause, et les travaux à l’intérieur de l’église, avec un magnifique jeu de lumière et un intéressant traitement du plancher avec un parquet flottant en bois pressé de haute densité, sur lequel sont dessinés les résultats des fouilles, visibles dans les zones les plus significatives.

Grâce à tout cela, un centre d’interprétation a été créé pour expliquer au visiteur les nombreux détails historiques que renferme Melque et le processus de recherche développé pendant les dernières années. Le « Sitio Hitórico de Melque », créé pour faire connaitre l’ensemble monastique le plus ancien conservé dans la Péninsule ibérique, qui était formé par des remparts, les cellules qu’occupèrent les moines, quelques anciens barrages, sans doute d’origine romaine et l’église de Santa María de Melque.

Autres informations intéressantes

 

Moyen d’accès:
Route CM-401, à 40kms passer Galvez. Déviation vers San Martin de Montalbán par la route CM-4009 et continuer 5kms pour arriver à San Martin. De là, nous arrivons à Santa María de Melque par un chemin en bon état. Coordonnées GPS: 39º 45′ 3,13″ N 4º 22′ 22,66″ W.
Horaires des visites:
Horaire d’hiver: 10 à 19h. Horaire d’été: de 11 à 20h. Le changeement d?horaire se produit avec le changement de l’heure en Espagne. Fermé le lundi et le mardi.
Téléphone d’Information: Diputation de Tolèd: 925 28 77 95.

 

Bibliographie

L’Art Preroman Hispanique **: ZODIAQUE
Imagen del Arte Mozárabe: José Fernández Arenas

Portails

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