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SAN SALVADOR DE PALAT DEL REY

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Remarques préliminaires

  • Représente l’église la plus ancienne conservée dans la ville de León.
  • Construite vers le milieu du Xème siècle comme monastère féminin et panthéon royal, fut convertie par la suite en une petite église.
  • Reconstruite au XVIème siècle, la nouvelle église conserve le transept et d’autres vestiges de la fondation originale. A été restaurée et transformée en musée dans les dernières années.

Environnement historique

Sampiro nous apprend qu’au milieu du Xème siècle, à une èpoque de grande religiosité de la part de la monarchie léonaise, pendant laquelle une multitude de temples et monastères se construisaient dansDetalle de la bóveda de gallones del crucero son environnement, fondés non seulement par les rois, comme il était habituel jusqu’à lors, mais aussi par les évêques, abbés mozarabes et particuliers, Ramiro II fit édifier dans le centre de la ville, tout à côté de son palais, le monastère de San Salvador, composé d’une église, un cimetière et un couvent consacré à accueillir les femmes de la famille royale. Sa fille Geloria y prendrait l’habit, et quelques années plus tard il serait le lieu de résidence de l’infante doña Elvira, qui dirigea de main ferme le destin du royaume en tant que régente pendant la minorité d’Alfonso V à la fin du Xème siècle. Il semblerait, comme nous l’explique Sampiro, que Ramiro II voulut être enterré dans son église, la convertissant en panthéon royal, où seraient aussi enterrés OrdoñoIII et Sancho el Gordo, tous trois transférés par la suite à la Crypte de San Isidoro. L’ensemble fut en grande partie dévasté par Almanzor, ce qui entraina de grandes modifications dans l’église de Palat de Rey au Moyen-âge et par la suite au XVIème siècle, bien que le carré du transept de l’église mozarabe, y compris sa toiture, soit encore conservés.
Ces dernières années, des études archéologiques ont été faites, pendant lesquelles le plan original a pu être reconstruit, ce qui a permis de savoir que la zone fut occupée depuis l’époque romaine. En outre, des restes du sol de l’église furent trouvés, de tradition romaine, mélange de brique et de chaux, ainsi que des enterrements datés entre le XVII et début du XIXème siècle. 

Description

Son plan avait la forme de croix grecque, de 14m sur 12m, alors que les côtés est et ouest de la croix avaient un Planta de la iglesia, según lo descubierto en las últimas excavacionesplan en forme de fer à cheval à l’intérieur et plat à l’extérieur, rappelant les églises d’absides confrontées, les compartiments latéraux étaient un peu plus petits et de plan carré, à l’extérieur comme à l’intérieur. De sa structure originale, seules se conservent  visuellement la base des murs de l’abside principale et la zone centrale du transept, -y compris tout son système de couverture-, formé par les quatre piliers en pierre, les arcs en plein cintre qui les unissaient et la coupole qu’ils supportaient. Sa structure était carrée et la coupole, qui conserve des restes de peintures imitant les pierres de taille, était  formée de douze gallones, avec les arêtes qui partaient des diagonales, et construite en pierre de tuf et petites pierres de taille.


La structure de l’édifice rappelle beaucoup, par la forme de son plan, ses mesures et ce que nous connaissons de son levé, San Fructuoso de Montelios, qui a aussi une forme de croix grecque, avec une tour centrale beaucoup plus haute que le reste, plusieurs côtés de la croix en forme de fer à cheval à l’intérieur et murs plats à l’extérieur, alors que les autres -deux à Palat et un à Montelios- sont carrés, l’un d’eux avecDetalle de un pilar del transepto y el arranque de dos los arcos que soportan su bóveda.  porte. Il est aussi intéressant de souligner que, dans les deux cas, ils furent construits comme monuments funéraires. L’abside principale communiquait avec le reste de l’église par un grand arc triomphal en fer à cheval, sur des colonnes et chapiteaux, qui, bien que disparu, fut reconstruit pendant la dernière restauration, de forme parfaitement identifiable à base de matériel ajouté.Si nous tenons compte de la proximité de León et Braga et que cette zone du nord du Portugal avait déjà été reconquise du temps de Ramiro II, il semble raisonnable de penser que ce monarque ou ses architectes se soiént inspirés d’un monument si significatif lors de la structure d’un édifice de même intention, bien qu’en utilisant pour sa structure extérieure les nouvelles techniques de couverture apportées d’Al-Andalus.



Le résultat final, avec ce qui est encore conservé, est une structure beaucoup plus reliée à la dernière architecture wisigothe qu’a la mozarabe, malgré la voûte, de nette ascendance cordouane, et bien qu’elle semble disposer de deux absides confrontées. De façon plus concrète, ses antécédents les plus clairs se trouvent, d’après nous, dans les églises funéraires cruciformes construites au VIIème siècle selon le modèle du Mausolée de Gala Placidia à Ravène qui fut importé vers l’an 660 pour la construction de celui de San Fructuoso à Braga, et qui se maintiendrait dans toute une série d’églises de cette Maqueta explicativa de las diferentes fases de la iglesiaépoque, comme Santa Comba de Bande ou San Pedro de la Mata.


L’édifice, déclaré Bien d’Intérêt Cuturel en 1931, a été plusieurs fois totalement restauré pendant ces dernières années par la « Fundación del Patrimonio Histórico, la Junta de Castilla y la Diputación Provincial de León ». Pendant ces restaurations, en maintenant tous les vestiges de sa construction originale et en reconstruisant certains éléments de façon reconnaissable, mais sans utiliser de matériaux ou couleurs qui déformeraient son aspect général, sa structure a été assainie et les services nécessaires ont été créés pour l’utilisation de son intérieur comme salle explicative ou l’on a installé une maquette en métalcrilat où est décrite la forme originale de l’église, faisant ressortir en couleurs différentes les éléments conservés et ceux appartenant à des phases postérieures, ainsi qu’un système d’affiches qui explique l’histoire de l’édifice, la structure initiale de l’église et les différentes transformations pour en arriver à son état actuel. L’ensemble est un exemple du traitement que devraient avoir beaucoup de monuments préromans espagnols, auxquels -dans certains cas- nous prêtons si peu d’attention, alors que d’autres ont subi des restaurations « recherchées » d’un goût douteux. 

Conclusions

Nous recommandons la visite de ce monument qui, malgré le peu de vestiges de sa structure originale, est très intéressant aussi bien d’un point de vue artistique qu’historique, et que l’effort pour sa conservation et pour faire connaitre toutes ses caractéristiques, sans oublier le bon critère démontré par ses restaurateurs dans le traitement donné à l’édifice et à l’information, convertissent en une intéressante expérience sur l’Art Préroman espagnol. Nous devons aussi ajouter que Palat del Rey est situé en plein « Barrio Húmedo » de León, entouré d’autres monuments importants et où la grande  variété gastronomique de la région est aussi un autre élément culturel de premier ordre que nous recommandons à tous les visiteurs de cette ville. 

Autres informations intéressantes

Moyen d’accès: Au centre de León, entre les rues Conde de Luna et del Pozo.
Téléphone d’information: Office du tourisme: 987 23 70 82. Evêché de León: 987 21 96 80.
Horaires des visites: Laborables de 11 à 13h et de 18 à 20h. Samedi de 11 à 13h. Dimanche et jours fériés:: fermé

 

Bibliographie

Historia de España de Menéndez Pidal: Tomo VI

Historia de España de Menéndez Pidal: Tomo VII: Claudio Sánchez
Albornoz

 

Portails

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