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SAN ROMÁN DE MOROSO

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Remerciements: A notre collaborateur Javier Pelaz Beci, membre de 4AsE, qui nous a fourni grande partie des informations et photographies utilisées dan cette fiche.

Remarques préliminaires

  • Fut déclaré Bien d'Interêt Culturel en 1931.
  • Au début du XXème siècle il conservait encore les colonnes et chapiteaux de la porte, mais dans le dernier tiers du siècle dernier il était en ruines.
  • Fouillé et restauré à partir de 1980.

Environnement historique

L'ermitage de San Román de Moroso est un beau modèle authentique de l'art mozarabe ou de repeuplement dans la région cantabre.

Dans une cuvette enfouie dans les monts de Bostronizo et dans une charmante contrée couverte de chênes parmi lesquels coule un ruisseau silencieux, se dresse ce petit ermitage -d'à peine douze mètres de long sur six de large-  qui date sans doute du Xème siècle, bien qu'aucune information  ne le confirme. Par contre, le premier document  assurant l'existence du monastère date de 1119, année où la reine doña Urraca cèda la propriété au monastère de Santo Domingo de Silos. Cette petite construction faisait peut-être partie de l'ancien monastère, emblême religieux de la vallée de Iguña au Moyen-Age. La tradition rappelle que la reine, à sa retraite, vécut dans le monastère et y fut enterrée. D'après les informations de D. Ramón Morais, Maire d'Arenas de Iruña, il semblerait que Doña Urraca fut bannie par son père et se dirigea à Anievas avec sa suite. Comme les habitants du village ne la supportaient pas, ils l'ennuyaient en faisant sonner les cloches du village jour et nuit, ce qui la décida à aller vivre avec les moines; les gens d'Anievas ajoutèrent un étage au campanile de leur église pour que les sons arrivent jusqu'à Moroso. Juan de Herrera, l'architecte de l'Escorial,  commentait aussi que San Román de Moroso était l'un des endroits magiques d'Espagne. 

Description

Il s'agit d'une solide construction aux proportions régulières et parfaitement San Román de Moroso. Plantaadaptées à ses volumes. L'édifice, à deux versants, est en pierre de taille, avec des piéces bien équarries aux angles  et la plupart des jambages  des embrasures unis sans mortier. Dans le reste des murs épais les rangées de petites pierres sont disposées en appareil gothique, c'est à dire, alternant les pierres transversalement et horizontalement.

Le chevet est orienté vers l'est et une porte en fer à cheval, dans le mur nord donne accès à l'intérieur du temple. Cette orientation n'est pas très courante, peut-être déterminée par la morphologie accidentée du terrain. L'abside est quadrangulaire et un campanile de construction postérieure termine le pignon. L'auvent de la toiture est soutenu par des modillons à lobes, décorés de croix svastikas, disques solaires et fleurs à quatre et six pétales. Les motifs végétaux et les géométriques sont, à l'origine, des représentations profanes, bien que christianisées plus tard par les wisigoths et reprises finalement par les mozarabes.

L'intérieur se compose d'une seule nef rectangulaire et particulièrement haute, avec armature en bois. L'illumination San Román de Moroso. Detalle del arco de herradura de acceso al ábside.naturelle est rare, ne provenant que de deux meurtrières ouvertes dans le mur sud. Un arc triomphal en fer à cheval , avec des cimaises échelonnées, donne accès à une abside exangüe presque quadrangulaire couverte d'une voûte en berceau. D'après Lamperez, l'abside avait un plan en fer à cheval. Dans son mur frontal s'ouvre une fenêtre "en serrure" encadrée en croix pattée. L'arc triomphal a été reconstruit, ce qui explique l'absence  de chancel et iconostase qui, dans le rite mozarabe, séparait par des rideaux le presbytère de la nef pour que les fidèles ne puissent pas voir l'officiant au moment de la consécration. Les cimaises sont les originales, mais les chapiteaux et les colonnes qui les supportaient ont disparu. Dans les fouilles menées en 1980, une nécropole haut-médiévale et un chapiteau qui pourrait appartenir à l'arc triomphal ont été trouvés dans son voisinage.


Bien que considérée comme église mozarabe du Xème siècle et rattachée à Santa María de Lebeña, située aussi en Cantabre mais à l'ouest de Bostronizo, ce qui est certain est qu'il y a entre elles de grandes différences stylistiques, sauf dans la ressemblance San Román de Moroso. Ventana en forma de des modillons qui supportent leur toiture. En effet, alors que toute la structure de Lebeña est formée de neuf compartiments voûtés, séparés par des colonnes et chapiteaux qui supportent des arcs en fer à cheval, de complexe structure rappelant les églises cruciformes wisigothes et Santa María de Wamba, San Román de Moroso se compose uniquement d'une nef et une abside rectangulaires et la nef est couverte en bois. Cependant, la qualité de sa construction est comparable à celle des édifices wisigoths et mozarabes les plus importants.


D'autre part, si le décoration de Lebeña est liée à toute la sculpture de l'école mozarabe astur-léonaise que nous trouvons dans des monuments si significatifs tels que San Miguel de Escalada ou Santiago de Peñalba, le peu de décoration que nous conservons de notre ermitage, à l'exception des modillons, est très différente. Un autre fait à prendre en considération lors de l'analyse de cette église est que sa porte se trouve sur le côté nord, ce que nous trouvons seulement dans une autre construction mozarabe très spéciale -San Baudelio de Berlanga-, alors qu'elle est située dans toutes les autres sur le côté sud. Il n'est même pas possible de connaitre la structure originale de ses deux arcs en fer à cheval, qui furent restaurés avec une grande prolongation, comme dans le mozarabe léonais, mais qui pourraient avoir été plus ouverts. 

Conclusions

Le résultat final est que nous nous trouvons face à un édifice très différent du mozarabe créé dans la zone occidentale de la reconquête et de structure très similaire à grande partie de l'art de repeuplement de l'orientale, tels que les ermitages de Santas Céntola et Elena, et de La Virgen del Cerro ou San Vicente del Valle, tous dans la région de Burgos. Cependant, les modillons sont clairement de même famille que ceux du mozarabe léonais. Tout cela nous amène à envisager la possibilité d'une reconstruction au Xème siècle d'un édifice antérieur, comme nous l'avons exposé pour les églises mentionnées de Burgos, ou au moins une construction en deux phases, commencée dans un style simple de repeuplement et utilisant déjà des modillons de style mozarabe des plus simples dans la toiture. 

Autres informations intéressantes

Moyen d'accès: Partir de Torrelavega. Prendre l'autoroute de la Meseta jusqu'à la sortie d'Arenas de Iguña. Continuer jusqu'à Raicedo, prendre la déviation de Bostronizo et continuer le chemin de concentration jusqu'au panneau indiquant l'église mozarabe. Coordonnées GPS 43°13'10,488"N 4°3'19.0008"O.
Téléphone d'information: Mairie de Arenas de Iguña: 942 82 60 19.
Horaire des visites: Pendant les mois d'été, ouverte au public. Le reste de l'année, il faut contacter la Mairie de Arenas de Iguña.

 

Bibliographie

Catálogo monumental de Cantabria. II. Valles del Saja y Besaya: Campuzano Ruiz, E. Santander 1991, pp. 341-342
Historia de Cantabria. Prehistoria. Edades Antigua y Medi: García Guinea, M. A. Santander 1985, pp 324-325
L'Art Préroman Hispanique - L'Art Mozarabe: Jacques Fontaine(ZODIAQUE)

Portails

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