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IGLESIA MARTIRIAL DE MARIALBA

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Remarques préliminaires

  • Découverte à la fin du XIXème siècle, fut déclarée monument historico-artistique et archéologique par décret Royal en 1979, et Bien d’Intérêt Culturel en 1985.
  • Des fouilles furent faites en 1967 par l’Institut Archéologique Allemand de Madrid, et l’Institut Léonais d’Études Romano-Wisigothes. Par la suite, les fouilles furent recouvertes de terre et de sable pour éviter dans la mesure du possible sa détèrioration.
  • En 2009, une nouvelle campagne de fouilles commença dans le but d’améliorer la connaissance du temple et de créer une salle d’interprétation de gisement. . (Voir vue aérienne).

Environnement historique

Le nouveau projet d’études et de mise en valeur de l’église martyrium de Marialba, commencé en 2009, met fin à plus de 40 années d’oubli de la basilique paléochrétienne la plus Iglesia martirial de Marialba: Estado de los restos durante las excavaciones de Schlunk y Hauschild en 1978importante se conservant dans le nord-est espagnol.

 En effet, après les fouilles de 1967 de l’Archéologique Allemand de Madrid, fondé par Helmut Schlunk, et l’Institut Léonais d’Études Romano-Wisigothes et déclarée monument historico-artistique et archéologique par Décret Royal en 1979, obtenant ainsi la considération de Bien d’Intérêt Culturel en 1985, elle fut pratiquement abandonnée pendant 40 ans, durant lesquels furent perdus ses derniers restes de peintures et ne fut l’objet d’aucune autre activité postérieure à part la construction d’une grille de protection par la Mairie de Villaturiel..Les fouilles furent recouvertes par la suite de terre et de sable pour éviter, dans la mesure du possible, leur détèrioration, tandis qu’une partie des pièces trouvées peut être vue depuis un an au Musée Provincial de León. En 2008, année à laquelle correspondent nos photographies, seules pouvaient se discerner, parmi les broussailles, les ruines d’une partie des murs, jusqu’à une hauteur d’1m dans la nef et jusqu’à plus de 2 m au niveau du sol dans l’abside, mais absolument rien des fouilles faites pendant les années soixante.

 Après le refus de la part de la Junta de CastilIglesia martirial de Marialba: Vista desde el costado norte de la situación de la basílica en el año 2008la, en Juin 2005, de développer un plan directeur pour sauver le gisement et le faire apparaitre dans un musée, en octobre de la même année, la Diputation de León approuva un budget pour couvrir la zone et, par la suite, en Juin 2006, la Fondation du Patrimoine de Castille et León approuva une subvention couvrant 80% du projet présenté par la Diputation pour mettre en valeur la basilique. Tel plan se composait de deux phases : dans la première était prévue la construction d’un édifice qui non seulement permettrait la visite du gisement, au-moyen de passerelles au-dessus des fouilles, mais aussi de faire de l’ensemble un musée. Il aurait une surface de mille mètres carrés. La deuxième phase comprenait la création, dans les environs, d’une salle archéologique dessinée pour rechercher et divulguer les découvertes faites lors de la fouille du périmètre situé sous l’édifice. Mais environ deux ans après, il n’y avait aucun changement ; le monument était solitaire et protégé seulement par une grille, malgré l’insistance pour mettre en marche le projet de D. Antolín Martinez, maire de Villatiriel, dont nous remercions l’intérêt pour nous faciliter une visite aux fouilles et ainsi pouvoir inclure la Basilique de Marialba dans nos fiches d ‘Art Préroman Espagnol. Quelques mois après, nous apprenions que les travaux avaient commencé et que nous pourrions visiter d’ici peu le Parc Archéologique de Marialba.

Description

À l’heure actuelle, si nous voulons analyser le monument, nous devons nous appuyer sur l’information de ses caractéristiques spéciales obtenues dans les fouilles du siècle dernier et nous devons donc considérer qu’une grande partie des édifices chrétiens que nous connaissons des IV et Vème siècle correspondent à des constructions funéraires, parmi lesquelles nous pouvons distinguer trois types:



  • Le premier serait formé par les mausolées construits dans de grandes villas, comme Carranque à Tolède ou Centcelles à Tarragona, qui auraient la fonction de panthéons de famille des propriétaires du lieu.

  • Le deuxième serait formé par les basiliques cimetières, situées dans la périphérie des villes étant donné que pendant l’Empire Romain les enterrements étaient interdits dans le centre urbain. Normalement, elles avaient à l’intérieur quelques tombes de personnages importants et on utilisait leur entourage comme cimetière du reste des fidèles. Les exemples de ce type seraient les basiliques de EsCap des Port à Menorque et Mérida.

  • Il y avait enfin les édifices martyrium, dans lesquels étaient conservées les reliques de quelque saint ou martyr, comme par exemple, d’après nous, dans le Mausolée de la Alberca et plus tard dans la Crypte de San Antolín à Palencia.


Situé dans une des zones les plus rapidement christianisées de la péninsule, à quelques kms de León, se trouvent les ruines de cet édifice, qui fut d’abord une basilique cimetière construite dans Iglesia martirial de Marialba: Reconstrucción de su planta después de las modificaciones del S. VI según Schlunk y Hauschildla deuxième moitié du IVème siècle, mais qui, à la fin du VIème fut convertie en martyrium. Il était formé d’une nef rectangulaire de 23,44m sur 13,60m avec une abside située au sud-est en forme de fer à cheval, à l’extérieur comme à l’intérieur, de 9,55m de diamètre,prolongé d’un peu plus du 1/3 du rayon, où sont conservés les vestiges des escaliers qui indiquent qu’il avait deux hauteurs, une inférieure où se trouvaient treize tombes et une autre supérieure, qui s’utiliserait pour le culte. La nef terminait dans une sorte de narthex allongé, avec une porte vers l’extérieur et une autre vers la nef, face à face au centre des côtés les plus longs et fermé en forme de fer à cheval peu prononcé aux extrémités, semblable à celui de l’église de la basilique de Carranque. Il avait, en plus deux autres portes sur le côté droit de la nef, dont l’une située le plus au nord s’ouvrait sur un baptistère rectangulaire avec les fonts baptismaux d’immertion circulaires, trois marches pour y descendre et trois pour remonter, habituels dans le culte de cette époque.

Tout l’édifice était construit en maçonnerie à base de petites pierres, cailloux et quelque pierre de taille, avec des assises de briques, des jointures qui apparaissent dans les murs extérieurs en bandes légèrement rehaussées formant de petits rectangles et, en 1967, des restes de peinture rouge étaient encore conservés. Il fut construit en deux étapes, l’une vers l’année 350 et l’autre sans doute vers la fin du VIème siécle. Lors de la première, la nef aurait été formée, avec une couverture plane en bois, le narthex et une abside à la même hauteur que la nef. Etant donné la quantité de tombes qui sont apparues dans la nef et à l’extérieur de l’église, il semble évident qu’à l’origine , il s’agirait d’une basilique cimetière, dont les fonctions funéraires furent maintenues tout au long du Moyen-Age.


L’église fut modifiée au VIème siècle par ordre du roi suève Reciliano, modification en rapport, selon quelques hypothèses, Iglesia martirial de Marialba: Restos del costado este y de la cabecera al fondoavec le martyr que subirent à cette époque le prieur San Ramiro et douze moines du monastère bénétictin de San Claudio de León au VIème siècle, et auxquels correspondraient les treize tombes qui apparurent à l’étage situé sous l’abside de Marialba pendant les fouilles de 1967 à 1969, bien qu’aucune référence aux personnes qui pourraient y être enterrées n’ait été trouvée.


Pendant cette nouvelle phase, une fois convertie en une église martyrium, l’abside fut utilisée comme zone martyrium, et un deuxième étage et les escaliers d’accès correspondants furent ajoutés pour le culte . Le baptistère fut aussi construit avec son aire de service et son accès à la nef, et tout le système de couverture dût être refait, ce qui obligea la pose d’un ensemble de contreforts faits aussi en maçonnerie, à l’intérieur de l’abside et de la nef sur lesquels sembleraient s’appuyer des arcs transversaux, pour supporter un type de couverture voûtée qui, par la situation des supports formant un carré sur le centre de la nef, selon J. Fontaine, pourrait avoir été une coupole. Cette transformation, de basilique cimetière à édifice martyrium, est un cas unique parmi les monuments connus de cette époque et le convertit en la construction paléochrétienne la plus importante d’Espagne et la plus grande construction de ce genre connue dans la péninsule ibérique.


Autres informations intéressantes

Moyen d’accès: : Partir de León direction Astorga jusqu’à Puente de Castro. Prendre la CV-161-16 direction Villarroañe, les ruines de l’église sont entourées d’une grille métallique dans Marialba de la Ribera, à droite de la route. A 9 kms environ. Coordonnées GPS: 42º 32′ 7,69″N 5º 32′ 37,06″W.
Téléphone d’Information: Mairie de Villaturiel : 987 31 32 09
Horaires des visites: La clôture du monument reste fermée, mais si nous prévenons la Mairie de Villaturiel nous pouvons y entrer.

 

Bibliographie

L’Art Préroman Hispanique: ZODIAQUE
Historia de España de
Menéndez Pidal: Tomo III
Ars Hispanie: Tomo II

Portails

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