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BEATO DE TÁBARA

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Caractéristiques principales

 

 

  • Reference: Archivo Histórico Nacional, Madrid 1097B.
  • Dimensions: 365 x 255mm.
  • 168 feuilles de parchemin de 360 x 255mm, en caractères wisigothiques à deux colonnes.
  • On ne conserve que 14 miniatures de la centaine qu’il possédait, dont 5 très détériorées.
  • Fac-similé disponible: C.M. Editores.

 

 

Environnement historique

Ce manuscrit est composé de deux parties parfaitement différenciées, la première étant constituée de 166 feuillets et son origine n’est pas connue estime provenir d’un monastère léonien et datable au Xe siècle. La seconde se compose seulement de deux feuillets ajoutés ultérieurement, pour lesquels ils ont dû être découpés parce qu’ils étaient de plus grande taille que le reste, on suppose qu’ils appartiennent à un autre bienheureux aujourd’hui disparu, provenant du monastère de San Salvador de Tábara (Zamora).

Dans le dernier de ces deux feuillets, un colophon avec une magnifique lettre omega, il est expliqué, de manière non dépourvue d’humour, que le Bienheureux a été commencé par le maître Magius au monastère de Tábara, mais qu’à sa mort avant l’achèvement de sa tâche, celle-ci a été suivie par son disciple Emeterio et la nonne Ende, qui l’ont achevée le 27 juillet 970. Dans l’autre feuillet ajouté se trouve l’image de la tour de Tábara, dans laquelle figurent dessinés le Scriptorium du monastère de San Salvador et les calligraphes et miniaturistes Senior, Emeterio et un auxiliaire, en plein travail. Considérée comme l’une des images les plus intéressantes de toute la miniature mozarabe, pour notre part, nous l’utilisons comme anagramme de ce site.

L’information décrite, qui correspond au bienheureux disparu, dont il ne reste que ces deux dernières pages, a fait que l’on a longtemps pensé qu’il se référait au manuscrit complet et, de ce fait, on l’appelle encore Beato de Tábara, bien que l’on ne connaisse pas le Scriptorium leonais dans lequel la première partie a été créée, qui devait être d’origine mozarabe par la quantité de notes marginales en arabe qu’il contient.

L’histoire de ce manuscrit est inconnue depuis l’année 988 où le monastère de Tábara fut détruit par Almanzor jusqu’à ce que, après les désamortisseurs du Xixe siècle, il appartienne à Ramón Alvarez de la Braña, archiviste de León. Il fut ensuite à l’École Supérieure de Diplomatie de Madrid et, en 1872, passa aux Archives Historiques Nationales de Madrid où il demeura aujourd’hui, après une profonde restauration due à l’état lamentable dans lequel il arriva.

Description

Le manuscrit principal, dont nous savons qu’il est l’œuvre d’un enlumineur nommé Monniu et d’un copiste inconnu, est composé des 166 premiers feuillets et est venu jusqu’à nous complètement mutilé, au point que sur ses plus de cent images seulement sont conservées 12, Cinq d’entre elles très détériorées, les autres ayant été sauvagement découpées. Cependant, au Moyen Âge, il a dû être considéré comme l’un des plus importants bienheureux parce qu’ils ont été faits Torre de Tábara según Emeterioplusieurs copies de celui-ci aux Xiie et Xiiie siècles et grâce à elles nous pouvons nous faire une idée des miniatures manquantes.

Le Bienheureux de Tábara suit la phase Iib la plus récente de la version illustrée, de l’année 786, à la différence de la Iia, datant de l’année 784, sur laquelle Magius s’est fondé pour son Bienheureux d’Escalade. De ce fait, il est considéré comme l’origine d’une série de manuscrits ultérieurs, comme le Bienheureux de Gérone, qui ont également suivi cette dernière version.

En raison des caractéristiques et de la qualité des quelques miniatures qui nous sont parvenues, il est évident que ce bienheureux a été créé dans un monastère de Léon où existaient des moines qui connaissaient parfaitement l’écriture arabe et en plein Xe siècle, dans la phase de plus grande brillance de la miniature mozarabe dans cette zone.

Malgré l’état dans lequel il se trouve, avec la plupart des miniatures manquantes, et la confusion créée par les deux dernières pages, le mal appelé Beatus de Tábara a apporté une information très précieuse sur la miniature mozarabe de notre Xe siècle. En effet, Grâce à ces deux dernières pages, nous connaissons la date de la mort du grand Magius et le transfert à Emeterio de son titre d’archipel du monastère de Tábara, bien avant sa destruction. Plus tard, nous retrouverons Emeterio, également aidé par la nonne Ende, comme auteurs du Bienheureux de la Cathédrale de Gérone, peut-être la dernière œuvre du Cryptorium de Tábara, qui disparaîtrait quelques années plus tard.

Mais en même temps, la première partie du manuscrit nous permet de connaître Monniu, un autre miniaturiste de grande qualité, bien que nous ne puissions pas savoir dans quel monastère il a travaillé, même si c’était dans un de ceux que nous connaissons déjà par d’autres œuvres ou s’il s’agit d’un Scriptorium dont nous n’avons pas encore entendu parler. Cependant ce bienheureux, d’origine inconnue et créé par un artiste dont on n’a pas d’autres nouvelles, confirme l’énorme qualité à laquelle est parvenue la miniature mozarabe au Xe siècle.

 

Bibliographie

Historia de España de Menéndez Pidal: Tomos VI y VII*
SUMMA ARTIS: Tomos VIII y XXII
L’Art Préroman Hispanique: ZODIAQUE
Arte y Arquitectura española 500/1250: Joaquín Yarza
Beato de Tábara: original conservado en el Archivo Histórico Nacional de Madrid: Vicente García Lobo.

Portails

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