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BEATO DE LA SEO DE URGEL

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Caractéristiques principales

 

  • Reference: Archivo de la Catedral de Seo de Urgel, referencia 26.
  • Autres noms: Codex Urgellensis.
  • Dimensions: 398 x 270mm.
  • 239 feuillets de parchemin, écrits en caractères ronds wisigothiques sur deux colonnes.
  • Il se compose de 79 miniatures, plus celles qui existent dans les médaillons des chronologies des premières pages.

 

 

Environnement historique

Le « Beato » qui est conservé dans la cathédrale de Seo d’Urgell au moins depuis le début du Xiie siècle, puisqu’il est documenté dans un inventaire de sa bibliothèque effectué en 1147, contrairement à ce qui est habituel dans ce type de codex, ne comprend pas d’informations sur son auteur ou sur la date ou le lieu de création.

Appartenant à la même tradition picturale que les « beatos » de San Miguel de Escalada et Valcavado et daté dans le dernier tiers El sitio de Jerusalén por Nabucodonosordu Xe siècle, il est considéré comme l’un des derniers exemplaires de l’école de Magius, mais dans un style beaucoup plus schématique, montrant dans ses images un niveau plus élevé d’abstraction. En raison de ses grandes analogies avec le « Beato » de Valcavado la plupart des experts l’attribuent à un certain Cryptorium leonais, peut-être celui de ce monastère, bien que le type de structure du manuscrit lui-même n’écarte pas la possibilité que son origine soit dans un monastère de La Rioja ou de Navarre.

La théorie sur son origine léonienne est renforcée par l’étroite relation du roi Alphonse VI et de ses descendants avec les comtes d’Urgel, ainsi que celle du comte castillan Pedro Ansúrez, qui gouverna Urgel à la mort de son gendre Armengol V (1082-1102)pendant la minorité de son petit-fils Armengol VI. Cette relation peut expliquer le don du manuscrit à la cathédrale qui y était en cours de reconstruction dans le style roman à l’époque.

C’est un manuscrit, qui avait été conservé dans la cathédrale de la Seo d’Urgell pendant près de mille ans, a été volé le 29 septembre 1996 de son Musée diocésain et a été retrouvé presque entier -il ne lui manque qu’un folio- le 21 janvier 1997.

Description

Le « Beato » de la Seo d’Urgel se compose de 250 feuillets de parchemin, dont sept numérotés à chiffres romains et le reste à numérotation arabe. Il y a 12 illustrationsEl Á;rbol de la Vida, detalle inclus dans les feuillets qui composent les Préliminaires, 67 autres dans le Commentaire de l’Apocalypse, et 11 autres illustrant le Commentaire de Daniel. Au total 90 illustrations, y compris les médaillons dessinés sur les arbres généalogiques.

En lui nous observons une importante mutation par rapport au reste des beatos de l’école du Magium. Alors que la couleur a perdu de son éclat, la ligne acquiert une importance fondamentale. Son auteur est un graphiste né dans lequel les figures ont un canon plus allongé que d’habitude dans la miniature mozarabe, générant des images avec une sensation de verticalité qui rappelle les figures du Greco. Alors que dans les beatosprécédents de la série on remarque déjà l’importance du trait et une attention particulière à l’expression faciale, dans celui-ci on porte jusqu’à la limite la schématisation, centrant l’intérêt iconographique sur les lignes parallèles qui renforcent la sensation d’élagage des figures, produisant un étrange effet visuel, non exempt d’une beauté très spéciale, sur des compositions à caractère absolument plat.

En outre, à l’intérieur du manuscrit lui-même, il y a aussi une mutation, puisque dans les 79 premières illustrations, qui correspondent aux généalogies et aux Commentaires de l’Apocalypse, le style de Magius est maintenu, présentant les figures sur des fonds colorés en bandes d’épaisseur irrégulière dans des tons vifs, la deuxième partie, consacrée au livre de Daniel, est très différente, avec les figures peintes directementLa nueva Jerusalén sur le parchemin où la minceur et la verticalité des figures sont encore plus évidentes.

Ses images sont d’un grand intérêt pour connaître les coutumes de la société de son époque, car dans ces personnages comme des trousseaux, meubles et bâtiments sont représentés comme il était d’usage dans le haut moyen âge espagnol. Les habits de séculiers et d’ecclésiastiques et ceux des guerriers reflètent les coutumes du Xe siècle. Dans les images de guerre, comme la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor, il présente des vêtements et des armes, des harnais des montures, des arcs, des flèches, des lances, boucliers et épées- héritées de l’Espagne wisigothe. Il en va de même pour le mobilier, qui nous donne des informations sur l’existence et la forme du solio royal et de fauteuils, banquettes, lits ou chandeliers entre autres. D’autre part, les bâtiments représentés correspondent à des dessins similaires aux monuments mozarabes qui sont arrivés jusqu’à nous, en soulignant l’utilisation de l’arc en fer à cheval dans tous les cas. On peut également observer que les rois apparaissent avec une longue tunique fermée et une curieuse diadème, ainsi que certains instruments de musique de cette époque.

Conclusions

En résumé, le Beato de Seo de Urgel est un maillon intermédiaire, atypique et très original, au sein d’une famille de copies du Commentaire de l’Apocalypse -la Iia- qui forme l’ensemble de manuscrits le plus important de la miniature haut-âge espagnole. En effet, cette famille, qui commence par Magius avec le Beato de San Miguel de Escalada, continue dans celui de Valcavado et dans celui d’Urgel, les trois mozarabes et créés dans la seconde moitié du Xe siècle dans l’environnement léonien, continue plus de cinquante ans plus tard dans celui de Ferdinand Ier et Sancha, également à León mais dans un style où l’on commence à entrevoir la transition vers le roman et, au Xiie siècle, dans deux autres œuvres, dans ce cas produites dans l’environnement bourguignon et déjà entièrement romans, les beatos de Silos et de Navarre.

 

Bibliographie

Historia de España de Menéndez Pidal: Tomos VI y VII*
SUMMA ARTIS: Tomo VIII
L’Art Préroman Hispanique: ZODIAQUE
Arte y Arquitectura española 500/1250: Joaquín Yarza
El Beato de La Seo de Urgell y sus minatura: Antonio Cagides Soro

Portails

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