Indice des fiches de manuscrits

Chronicon

Monastère de Biclara - Finales del S. VI - Plusieurs copies

Juan de Biclaro –ou Juan Biclarense- fut un prêtre catholique d’origine wisigothe né au Portugal. Il vécu longtemps à Constantinople et, à son retour, il fonda le monastère de Biclarum, arrivant à être évêque de Gérone. Il écrivit une chronique de l’empire byzantin et du royaume wisigoth entre les années 568 et 590, chronique qui couvre la plus grande partie du règne de Leovigildo et les premières années de Recaredo. Très intéressante car elle rapporte les évènements de son époque.

CÓDICE ALBELDENSE

Monastère de Albelda - 976 - Monastère de El Escorial

Ce codex, avec ses 429 feuillets de 455x325mm, écrit en lettre wisigothe sur deux colonnes, et ses 82 miniatures, contient une ample compilation de textes de droit canon et civil , renfermant une collection complète des conciles espagnols, les canons de tous les conciles généraux, une sélection d'autres canons et les décrétables des pontifes jusqu'à San Gregorio Magno, contemporain de San Isidro. Il contient aussi le "Fuero Juzgo", c'est-à-dire le code civil utilisé en Espagne depuis les goths jusqu'au XIIIème siècle.

Códice Calistino

Santiago de Compostela - 1138 - Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle

Il comprend une description du "Camino de Santiago"commandé par Calixto II (1119-1124) au moine français Aimerico Picaud. La copie qui se trouve à Santiago fut développée quelques années plus tard sous les auspices de l'évêque Gélmirez et inclut dans ses cinq livres, outre la "Guía del Peregrino", le déplacement du corps de l'Apôtre Saint Jacques, un ample ensemble d'informations sur le culte à Saint Jacques et un Missel pour grandes solennités, un ensemble d'homélies, un antiphonaire, le récit de quelques miracles et plusieures histoires sur Charlemagne

CÓDICE DE RODA

Scriptorium de Nájera? - Segunda mitad del S. X - Real Academia de la Historia (Madrid)

Elaboré pour Sancho Garcés II sous la direction de Sisebuto, évêque de Pampelune, il comprend partie de l’histoire d’Osorio, l’histoire des goths de San Isidoro, la copie de l’ “Epitome Ovetensis”, qui est, d’après Sanchez-Albornoz, la version la plus ancienne des chroniques développées un siècle plus tôt à Oviedo, et contient l’histoire de la fin du règne wisigoth et celle de la monarchie asturienne, ainsi qu’un ensemble de textes sur l’histoire de la Navarre, y compris les généalogies des royaumes chrétiens pyrénéens tout au long des IX et Xème síècles.

CÓDICE EMILIANENSE

San Millán de la Cogolla - 992 - Biblioteca del Monasterio de El Escorial (sig. D.I.1)

Bien que ce soit, dans sa majeure partie, une copie du Codex Albeldense, il est considéré comme l’un des manuscrits les plus importants du sriptorium de San Millán de la Cogolla. Comme l’original du monastère de Albelda, il contient la collection complète des conciles espagnols et les canons de tous les conciles généraux, ainsi que le Fuero Juzgo et une petite histoire des commencements du royaume de Navarre.

CÓDICE EMILIANENSE 46

San Millán de la Cogolla - 964 - Biblioteca de la Real Academia de la Historia. S. 46.

Formé d'un énorme dictionnaire-encyclopédie de plus de 20.000 mots, auquel furent ajoutées quelques pages d'autres textes. Bien qu'il ne contienne que très peu de miniatures, en général très simples et non colorées, il comprend un jeu complet de lettres majuscules magnifiquement décorées à base de franges de couleurs lisses, rubans, extrémités avec motifs floraux et formes schématiques d'animaux, dans un style utilisé habituellement dans d'autres codex de San Millán de la Cogolla dans la seconde moitié du Xème siècle.

Comentario del Apocalipsis

Évêché de Beja - Entre 615 y 618 - Plusieurs copies

D'après son nom, tout à fait inhabituel dans l'Espagne de cette époque, Apringio pourrait être d'origine orientale. Il fut évêque de Bejar au milieu du VIème siècle, et laissa de considérables oeuvres littéraires, parmi lesquelles se détache son "Commentaire de l'Apocalypse", l'un des trois livres sur ce thème que Beato de Liebána reconnait avoir utilisé pour la confection de sa version, qui arriva à être le livre miniaturé le plus copié en Espagne pendant tout le Moyen-Age.

Etimologías y Orígenes

Évêché de Sevilla - Hacia el 630 - Plusieurs copies

Il s'agit d'une vision panoramique et systématique des connaissances à l'époque de San Isidoro qui prétendait faire un résumé encyclopédique de toutes les sciences, les arts, les relations entre l'homme et Dieu et les coutumes sociales, basé sur l'étymologie des mots, organisé par la suite par San Braulio en vingt livres. Est reconnu comme l'oeuvre la plus importante du haut-Moyen-Age et ses copies s'étendirent immédiatement dans tout l'occident européen.

LE BEATUS EMILIANENSE

Monastère de Valerónica ? - 930? - Biblliothèque Nationale (Madrid) Vitr. 14-1

Est considéré comme le Beato le plus ancien qui nous soit parvenu. Il fut conservé au Monastère de San Millán de la Cogolla, bien qu'il soit possible qu'il ait été enluminé dans un autre scriptorium. Il se compose de 144 feuillets de 350x250mm et 27 miniatures, avec plus de 70 pages disparues et est écrit en lettre wisigothe, suivant le texte de la version considérée la plus ancienne du commentaire de Beato, datée en 776, on suppose qu'avec une grande fidélité en ce qui concerne le prototype enluminé à l'époque du Beato .

LIBER COMMICUS

San Millán de la Cogolla - 1073 - Real Academia de la Historia

Ecrit en 1073 par l'abbé Pedro. Il s'agit d'un livre de liturgie mozarabe qui, bien que gardant les caractéristiques des manuscrits "emilianenses" du siècle antérieur, fut créé en pleine phase d'implantation de l'art roman en Espagne et au moment où le Pape et l'ordre de Cluny faisaient pression pour substituer la liturgie mozarabe par la romaine que la réforme grégorienne imposait dans toute l'Europe.

Liber de viris ilustribus

Évêché de Sevilla - Entre 615 y 618 - Plusieurs copies

Continuant une ancienne tradition, San Isidoro nous présente un abrégé de 46 vies de personnages importants en Espagne et au nord de l'Afrique tout au long des Vème et VIème siècles, surtout évêques et auteurs chrétiens, avec une attention spéciale sur ceux qui écrivirent contre les hérésies. Dans ses biographies de personnages espagnols, il nous offre une information très intéressante sur la société de son époque et sur les relations entre la monarchie wisigothe et l'Eglise Catholique.

Liber Iodiciorum

Toledo - Año 654 - Plusieurs copies

Appelé aussi “Código de Recesvinto”, il s’agit de la dernière grande compilation des lois de la monarchie wisigothe. A l’origine il s’agissait de cinq cents lois, dont cents au moins furent rédigées par ce monarque et à laquelle en furent ajoutées d’autres par la suite. C’est le premier code wisigoth qui affecte aussi bien les wisigoths que les hispanos-romans, et qui fut utilisé dans les royaumes chrétiens, jusqu’à sa substitution en 1150 par les “Usatges” de Barcelone en Catalogne et par le “Código de las siete Partidas” d’Alfonso (1252-1284) en Castille.

Libro de Horas de Fernando I

León - Mediados del S. XI - Bibl. Universidad, Santiago

Appelé antérieurement “Diumo de Fernando I”, il est considéré comme l’un des bijoux de la miniature préromane.Bien qu’il conserve dans les lettres majuscules une grande influence mozarabe, un nouvel art s’annonce déjà dans le reste des images, avec des silhouettes sveltes de grande spiritualité, bien que maintenant l’esprit de la miniature espagnole antérieure. Il contient actuellement 256 feuillets de 315x225mm, écrits sur une seule colonne, d’environ 22 à 34 lignes par page.

LIBRO DE LOS TESTAMENTOS

Cathédrale d'Oviedo - 1109/1112 - Cathédrale d'Oviedo

Il s’agit d’un cartulaire qui réunit les documents officiels de la cathédrale d’Oviedo entre les règnes d’Alfonso II et doña Urraca. Commandé par l’évêque Pelayo, il est considéré comme l’un des manuscrits les plus intéressants du XIIème siécle. Une grande importance est donnée aux images, fait peu habituel dans ce genre de codex. Celles-ci sont de grande qualité et présentent un style très avancé dans la ligne du Beato et le Diume de Fernando I, avec une différenciation complète des personnages dans lesquels on a essayé de refléter davantage le rôle qu’ils représentnt que leur silhouette réelle,

PENTATEUCO ASHBURNHAM

Scriptorium de Sevilla? - Siglo VII - Bibliothèque Nationale, Paris

Connu aussi sous le nom de Bible de Tours parce qu'il fut soustrait de la bibliothèque de sa cathédrale. Il existe une grande controverse sur l'origine de ce manuscrit qui a été considéré comme wisigoth du VIIème siècle, comme une commande de Gala Placidia au sriptorium impérial de Rome, et on a même envisagé son origine dans le nord de l'Afrique.C'est le manuscrit minaturé connu le plus ancien à l'occident de l'Europe et est considéré comme un antécédent des Beatos.

TUMBO ‘A’ DE SANTIAGO

Santiago de Compostela - Entre 1129 y 1255 - Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle

Appelé aussi "Livre des Privilèges" il forme, avec la Chronique de Turquie et le codex Calixtino, un ensemble de manuscrits de même style provenants du scriptorium de Santiago de Compostela dans la première moitié du XIIème siècle. Ses miniatures ont une conception lumineuse, avec une intéressante attention au relief. Elles sont déjà totalement romanes mais avec beaucoup de réminiscences hispaniques. Il comprend dans sa première phase 24 effigies de rois et autres personnages royaux. Vers l'année 1180 les images équestres de Fernando II et Alfonso IX furent ajoutées, dans un style très différent.

Vitae Patrum

San Valerio del Bierzo - 902 - Biblioteca Nacional, Madrid

C’est le codex le plus ancien dont on connaisse la date. Il s’agit d’un résumé de biographies de saints, rassemblées au Monastère de San Valerio del Bierzo par plusieurs copistes et qui fut terminé en 902, pendant le règne d’Alfonso III par Armentario pour l’abbé Transmundo qui considérait que le modèle à suivre par ses moines était la vie des saints pères orientaux. Il contient 262 feuillets en parchemin sur deux colonnes ainsi que de multiples illustrations.
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