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SANTA EULALIA DE BÓVEDA

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Remarques préliminaires

  • Étudiée en 1926, quelques années après sa découverte, elle fut déclarée Monument National en 1931 et Bien d’Intérêt Culturel en 1996.
  • À partir de sa découverte, elle fut l’objet de multiples activités et études qui, dans plusieurs cas, provoquèrent plus de dégâts que d’information et qui ne purent fixer jusqu’à présent ni la date de sa construction initiale ni celle de ses modifications successives.

Environnement historique

Nous nous trouvons face à l’une des constructions les plus singulières de toute l’architecture du haut-médiévo espagnol.

 En effet, depuis sa découverte officielle en 1926, Santa Eulelia de Bóveda fut l’objet de multiples études et activités arquéologiques, aussi bien pour son analyse que pour Santa Eulalia de Bóveda: Arco de entrada en forma de herradura.récupérer son état initial et Santa Eulalia de Bóveda: Arco de entrada en forma de herradura.et sauvegarder les magnifiques peintures de l’intérieur, bien que grande partie de telles actions ait été nuisible à sa conservation par manque de documentation et dans d’autres cas, d’intéressants vestiges aient été sans doute détruits à l’intérieur de l’édifice et dans son environnement.

 Nous savons qu’on y fait référence dans un document du VIIIème siècle dans lequel on parle de l’église supérieure de Santa Eulalia, ce qui indique qu’il s’agissait d’un édifice à deux étages et qu’au XVIII siècle la voûte inférieure fut détèriorée quand elle fut surmontée en partie d’une nouvelle église, l’étage supérieur ayant pour ainsi dire disparu. Ce fut un prêtre de cette nouvelle église qui fit connaitre l’étage inférieur rempli de décombres.

Description

La première chose qui attire lattention sur cet édifice est son orientation de façon opposée à ce qui était habituel dans les églises haut-médievales. En effet, il est formé d’une nef carrée, d’environ 6,5m de côté, avec un sol recouvert d’alebâtre et une piscine au centre, et à l’ouest, en guise d’abside, une niche quadrangulaire de 2,89m de large sur 1,47 de profondeur et, à l’opposé, l’entrée avec un narthex rectangulaire de même largeur que la nef et 1,47m deprofondeur, avec deux colonnes que supportaient trois arcs, disparus de nos jours et dont l’arc central était plus large. L’intérieur de l’édifice fut modifié par la suite, réorganisé longitudinalement comme basilique à trois nefs quand furent ajoutées trois rangées de trois arcs et, á cette même époque, la piscine fut couverte.


 Sur la façade principale, formée de trois blocs de pierre en rangées horizontales, sont dignes d’intérêt les fenêtres déprimées avec leur arc de décharge triangulaire, qui encadrent la porte. Celle-ci se termine par un arc en fer à cheval en briques placé radialement, prolongé d’un quart de rayon, semblable à ceux que nous connaissons dans les églises wisigothes du VIIème siècle. Sur quelques pierres de la façade, nous pouvons observer une décoration sculptée, sans doute de la même époque que la construction originale, qui représente des figures dansantes n’ayant rien à voir avec la sculpture romaine, wisigothe ou asturienne. L’ensemble est un exemple singulier de syncrétisme hispano-romain.


 À l’intérieur, la voûte en berceau, en plein cintre en ciment, avec deux arcs doubleaux en briques qui, contrairement à l’architecture asturienne ramirense, sont insertis dans la voûte. Celle-ci est recouverte de stuc et conserve une magnifique décoration picturale à base de motifs géométriques, végétaux et d’animaux qui, gardant la tradition romaine, rappelle aussi. surtout dans les dessins d’oiseaux. quelques- unes des décorations sculptées des églises wisigothes postérieures comme Quintanilla de las Viñas, à laquelle on cherche à trouver une relation avec la peinture asturienne du IXème siècle.


Digne d’intérêt aussi est la modification postérieure de l’édifice, pendant laquelle son unique nef fut divisée en deux rangées ajoutées de trois Santa Eulalia de Bóveda: Decoración de danzantes esculSanta Eulalia de Bóveda: Decoración de danzantes esculpida en la fachadapida en la fachadaarcs en plein cintre dont la base est conservée sur les murs du chevet et qui s’appuyaient sur quatre colonnes avec châpiteaux, deux d’entre elles adossées au mur du portique et du chevet. Chacun de ces ensembles supportait un mur de séparation qui, non seulement renforcait la voûte mais lui donnait aussi artificiellement l’aspect d’une structure basilicale à trois nefs, sans doûte pour que ce qui avait été construit comme temple païen ressemble davantage à une église, ce qui obligea à recouvrir la piscine qui ne fut découverte qu’en 1947.


 Les ruines d’une nef qui se trouvait à l’origine sur la nef inférieure que nous avons décrite se conservent toujours, ce qui permet d’inclure Santa Eulalia de Bóveda dans le groupe de monuments â double voûte initié en Espagne avec le Mausolée de la Alberca et que nous retrouvons postérieurement dans la Crypte de San Antolín dans la Cathédrale de Palencia, Cámara Santa de Oviedo et Santa María del Naranco. On ne sait toujours pas de façon sûre si les ruines qui se conservent de la nef supétieure correspondent à l’édifice original ou appartiennent à une restauration haut-médiévale postérieure. Dans le schéma que nous offrons de sa structure originale, fruit de notre visite à Bóveda en 1979, nous avons consídéré que, sur le côté occidental le niveau du sol est à la même hauteur que la voûte inférieure car, de ce côté-là, l’édifice est sous terre. Dans ce schéma nous supposions que la nef supérieure serait aussi couverte par une voûte avec une toiture à deux versants.


 Étant donné ses caractéristiques atypiques, multiples théories se sont formées sur sont origine, sa date et la succession de modifications qu’elle a subie au cours des siècles. Malgré l’attention qu’on lui a prêtée pendant presque un siècle, nous la voyons encore comme une accumulation de doûtes, tous indéchiffrables, à cause des incompatibilités qui se trouvent parmi les caractéristiques typiques de l’art roman, comme le sont les peintures qui la décorentSanta Eulalia de Bóveda: Otra muestra de decoración esculpida en la fachadaà l’intérieur et le dessin de sa structure initiale clairement classique, et d’autres des plus barbares et païennes Santa Eulalia de Bóveda: Otra muestra de decoración esculpida en la fachada comme la décoration sculptée dans les murs extérieurs ou la présence dans la porte d’entrée à la nef d’un arc en fer à cheval considéré comme le plus ancien de l’architecture espagnole en tant qu’élément structurel, puisqu’antérieurement ce type d’arcs n’apparaissait que dans la décoration de quelques stèles romaines.



Si à tout cela nous ajoutons les nouvelles théories qui tendent à retarder d’au moins deux siècles la date des églises considérées jusqu’à présent wisigothes du VIIème siècle, et que, jusqu’à présent (année 2010) il n’a pas été possible de fixer une date fiable, au moyen de procédés scientifiques, des matériaux de Santa Eulalia de Bóveda, il résulte très difficile d’arriver à une conclusion sur son origine et les différentes phases de sa construction bien que, à travers les premières études que nous introduisons dans la Bibliographie qui se trouve à la fin de cette fiche, nous pouvons considérer comme acceptées les données suivantes:



  • Toute la structure périmétrale du rez-de-chaussée, nef, voûte, abside et narthex est contemporaine et appartient à l’édifice original.

  • La piscine, qui était plus grande que l’actuelle, ainsi que le système compliqué de conduction d’eau qui, en entrant par la niche du fond permettait de maintenir son niveau d’eau, appartient aussi à la même phase.

  • La division en trois nefs eut lieu dans une seconde phase. Ce fut alors, selon les études effectuées par le personnel du CSIC en 2009, que la porte fut modifiée: Déprimée à l’origine, l’arc en fer à cheval fut ajouté et furent créées les peintures, s’étendant de façon homogène sur les murs originaux, ainsi que les nouvelles arcatures. Dans la même période, la piscine fut aussi recouverte de dalles en marbre.



Conclusions

Dans l’attente d’une date définitive de ses matériaux, il semblerait pour le moment que l’édifice, à son origine, fut un nymphée Santa Eulalia de Bóveda: Detalle de las pinturas que decoran su interiordédié à Santa Eulalia de Bóveda: Detalle de las pinturas que decoran su interiorquelque divinité païenne, sans doute la déesse Cibeles, construit entre le IIIème et le IVème siècle, converti par la suite en église chrétienne.
La date de cette actualisation n’est pas connue, bien que par ses caractéristiques, il semblerait qu’elle pourrait être de l’époque wisigothe, sans doute de la deuxième moitié du VIème siècle, comme conséquence de la poussée de conversion au catholicisme que provoqua San Martín de Braga (+580) en Galice.
 
Aussi bien par la qualité de sa structure et de ses peintures que par ses caractéristiques particulières et toutes les controverses qu’elle a provoquées dans les quatre-vingts dernières années en ce qui concerne son origine et histoire, comme nous pouvons le voir dans la Bibliographie ci-jointe, Santa Eulalia de Bóveda est l’un des monuments préromans les plus intéressants qui soit parvenu jusqu’à nous. 

Autres informations intéressantes

Moyen d?accès: Eulalia de Bòveda (27233) LUGO, autoroute A6 jusqu?à la sortie 523, prendre la N-VI direction sud, environ 4 kms.
Coordonnées GPS: 42º 58′ 48,67″N 7º 41′ 9,24″W.

Téléphone d?imformation: (034) 609 237 779.

Heures de visite: Ouvert toute l’année. Consulter horaire.

 

Bibliographie

L’Art Preroman Hispanique: ZODIAQUE
SUMMA ARTIS: Tomo VIII
Ars
Hispanie: Tomo II

Portails

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