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SANTA CRISTINA DE LENA

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Remarques préliminaires

  • Déclarée Monument National en 1885 et Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO, inscrite avec d’autres monuments préromans asturiens sous le nom d’ « Églises du Royaume d’Asturies » en 1985.
  • Entièrement restaurée en 1893 par Juan Bautista Lázaro, dans la première activité documentée qui existe sur les monuments asturiens. La voûte centrale, en ruines depuis au moins trois siècles et qui avait été remplacée par une couverture en bois, fut reconstruite. Des doutes persistent en ce qui concerne certaines solutions, omme la nouvelle structure de la tribune et sa balustrade.
  • Tout au long du XXème siècle furent effectuées diverses fouilles arquéologiques ainsi que des travaux de maintien et de retauration.

Environnement historique

Situada totalmente aislada en una loma y rodeado de un paisaje de gran belleza, cette église, dont nous n’avons aucune référence dans les documents de l’époque, est considérée comme la dernière construction de la période « ramirense ».

Description

De dimensions réduites, son plan se compose d’ une nef rectangulaire de 10m sur 6m, à laquelle sont adossés une abside sur le fond oriental, un portique Planta según Gómez Moreno. à l’ouest et deux pièces plus basses que les antérieures au centre des côtés les plus longs. Elle dispose d’une seule porte de grande taille dans le portique, entre deux contreforts, et qui se termine en un arc en plein cintre composé de grands voussoirs irréguliers sur deux colonnes incrustées dans le mur et déprimé du côté interne. Son aspect extérieur rappelle les églises cruciformes visigothes, mais la présence de deux contreforts dans chacun des seize plans qui composent sa structure, donne une image très spéciale à cet édifice, totalement isolé sur une colline et entouré d’un paysage de grande beauté.


Vista exterior. Observese el sistema de contrafuertes.Mais, si son aspect extèrieur est très intéressant, la beauté et l’originalité de l’intérieur le sont encore plus. Toute l’église est voûtée, et le passage entre les différents compartiments s’effectue à travers des arcs en plein cintre. Le système de couverture utilisé dans la nef centrale, qui comprend cinq travées, ressemble beaucoup à celui de Santa María del Naranco: voûte en berceau sur des arcs doubleaux s’appuyant sur des colonnes adossées,- dans ce cas, les colonnes ne sont pas quadruples comme dans le monument du Naranco mais simples ou doubles- et sur des châpiteaux tronco-pyramidaux formant une arcature aveugle adossée au mur et avec des médaillons entre les arcs, tout cela formant une structure qui, avec les contreforts extèrieurs, supporte les arcs doubleaux.


La nef centrale est divisée en trois zones: la première correspond au chevet, un mètre plus haut que la travée centrale dont il est séparé par une iconostase formée de trois arcs en plein cintre sur des colonnes et des châpiteaux, et auquel on accède par deux petits escaliers adossés aux murs latéraux. Sous l’arc central, un peu plus grand que les latéraux, fut placé un chancel d’origine visigothe, dans le but de respecter la séparation des zones qu’exigeait la liturgie de l’époque. Vista de la cabecera y el iconostasisIl existe une autre arcade sur celle-ci, triple aussi, beaucoup moins haute, sur des jalousies en pierre qui auraient pu être ajoutées ultérieurement , sans doute d’origine mozarabe. Elle se compose d’une seule abside à laquelle nous accèdons par un arc en plein cintre reposant sur des colonnes et des chapiteaux , entouré de deux arcs aveugles plus petits qui devaient renfermer deux autels et qui donnent la sensation d’un triple chevet, tout cela élevé de trois marches. La tribune sur le portique et la troisième zone de la nef centrale, formée d’un vestibule voûté et de deux petites pièces sur les côtés sont aussi d’un grand intérêt. On accède à la tribune par un escalier situé sur un côté intérieur de la nef centrale.


Comme dans les deux autres édifices « ramirenses », toute l’oeuvre correspond à un plan préalable parfaitement défini, peut-être à l’exception des deux arcatures- dans leur entier ou en partie- superposées de l’iconostase et, comme nous l’avons déjà indiqué, du chancel qui est réutilisé d’un édifice visigoth bien qu’il ait peut-être substitué l’original postérieurement. La structure de sa voûte, la façon d’utiliser les contreforts, les arcatures avPlacas de cancel visigodo en el arco central de la iconostasiseugles et la décoration des colonnes, chapiteaux et médaillons qui s’y intègrent, nous les rappellent et il semble certain qu’elle ait été construite par le même architecte et dans le même atelier. Mais, à Santa Cristina de Lena, nous trouvons des caractéristiques très spéciales qui n’apparaissent ni à Santa María del Naranco ni à San Miguel de Lillo puisqu’il s’agit d’un édifice plus petit, sans doute une église monacale moins importante que les édifices royaux du Naranco, dont le plan rappelle beaucoup les églises visigothes cruciformes et inclut une décoration de l’époque car, dans l’iconostase, non seulement le chancel est clairement visigoth, mais aussi les colonnes et les chapiteaux de type corinthien sur lesquels elles reposent pourraient avoir été réutilisés d’une construction antérieure. On ne rejette pas non plus la possibilité que, à Santa Cristina de Lena, notre mystèrieux architecte ait reconstruit une église visigothe en respectant la forme du plan.


Conclusions

Quand nous analysons Santa María del Naranco et San Miguel de Lillo, non seulement nous nous demandons qui fut son architecte, mais surtout comment, aussi bien lui que toute son équipe aient pu arriver à une telle maîtrise pour construire, sans aucune expérience préalable étant donné qu’on n’en trouve aucun antécédent dans toute l’Europe, des édifices si complexes et d’une exécution si parfaite. Nous pourrions peut-être en trouver la réponse à Santa Cristina de Lena, qui a été considérée postérieure à cause de certains détails qui paraissent mozarabes, comme tout l’ensemble de l’iconostase ou la décoration de certaines jalousies, mais qui, n’étant pas structurels, pourraient avoir été ajoutés postérieurement. En effet, nous ne trouvons pas d’autres motifs pour penser qu’elle ait été construite postérieurement, mais d’après nous, il y en a beaucoup pour la considérer comme le premier édifice de la période « ramirense »:

  • Selon toutes les recherches, il n’y a aucun doute qu’elle ait été construite par le même architecte et la même équipe.
  • Il s’agit d’un édifice plus petit et de moindre importance, par conséquent mieuxSanta Cristina de Lena: Detalle del iconostasis adapté à essayer de nouvelles techniques et former une équipe.

  • Elle a de clairs antécédents visigoths, comme son plan, l’existence d’une seule abside et une partie de la décoration. En fait, même la présence d’une iconostase munie de chancel rappelle davantage le visigoth et le mozarabe que le genre de séparation, au moyen d’un mur entre la nef centrale et le transept, habituel dans l’art asturien antérieur.

  • Gràce aux éléments réutilisés, il est évident qu’il s’agit ou de la reconstruction d’une église visigothe ou, au moins, qu’il a dû exister une enceinte qui put servir de référence comme édifice entièrement vouté.

  • Rien n’indique que la technique appliquée fût plus dépurée que dans le Naranco, tout au contraire et cela dans certains détails, par exemple l’absence de piliers décorés qui se trouvent sur les médaillons dans le support des arcs des autres édifices.

  • Enfin, il semble plus raisonnable qu’un constructeur reçoive des commandes de plus en plu importantes et non le contraire. On ne peut douter que les édifices royaux du Naranco aient eu plus d’importance que la petite église de Lena.

Pour toutes ces raisons, nous considérons comme beaucoup plus probable que Santa Cristina de Lena soit antérieure à Santa María del Naranco et San Miguel de Lillo et que Ramiro I ait commandé à un architecte qui avait déjà démontré sa valeur, la construction de ces édifices de plus grande taille, complexité et importance pour qu’on y utilisât les nouvelles techniques déjà pratiquées.

Autres informations intéressantes

Moyen d’accès: Sortir d’Oviedo direction León par la A-66, prendre la sortie 93 jusqu’à Vega de Rey. L’église peut se voir de la route. Coordonnées GPS: 43º 7′ 38,33″N 5º 48′ 51,65″W.
Téléphones d’information: « Aula didáctica del prerrománico » située das l’ancienne gare de « la Cobertoria » à Lena : 985497606 et 609942153.
Horaires de visitess: Du 1r avril au 31 Octobre, de mardi à dimanche, de 11.00 à 13.00h et de 16.00h à 18.00h. Du 1r novembre au 31 mars, de 11.00h à 13.00h et de 16.00h à 18.00h. Fermé le lundi.
Tarifs
: Général: 1,21 euros, réduit 0,90 euros (groupes minimums de 20 personnes), 0,60 euros (plus
de 15 ans). Gratuit: moins de 15 ans.

 

Bibliographie

Arte Pre-románico Asturiano: Antonio Bonet Correa
SUMMA ARTIS: Tomo VIII
L’Art Preroman Hispanique: ZODIAQUE
Ars Hispanie: Tomo II
Arte Asturiano: José Manuel Pita Andrade
Guía del Arte Prerrománico Asturiano: Lorenzo Arias Páramo

Portails

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